Faut-il surveiller l'évolution de l'euro-franc, qui est passé sous la parité ?
07.03.2022
- Déclaration de M. Canliff, vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre
- Prix de l'immobilier à Halifax, au Royaume-Uni
Le week-end dernier, sur les marchés des changes américains, un climat d'aversion au risque s'est installé à la suite d'informations selon lesquelles la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine, aurait été placée sous le contrôle de l'armée russe dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce qui a entraîné une baisse du dollar américain face au yen. Il est toutefois resté solide face à l'euro, la paire EUR/USD ayant chuté d'environ 250 pips, passant de 1,106 à 1,082.
En raison de l'aggravation de la situation en Ukraine, l'euro connaît des fluctuations instables et s'affaiblit de manière généralisée. Sa baisse s'accélère notamment face au franc suisse : le taux de change euro-franc a encore chuté sous la parité de 1,000 et a atteint, en ce moment même sur les marchés asiatiques, son plus bas niveau de l'année à 0,997.
Aujourd'hui, hormis les commandes dans le secteur manufacturier et les ventes au détail en Allemagne, ainsi que l'indice Halifax des prix immobiliers au Royaume-Uni, prévus à 16h00 (heure européenne), et la déclaration de M. Canrif, vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre, à 24h00 (heure américaine), ainsi que l'encours du crédit à la consommation aux États-Unis à 29h00, aucune publication d'indicateurs majeurs n'est prévue.Compte tenu de la persistance des risques géopolitiques, il faut s'attendre à ce que les fluctuations soudaines des cours rendent les analyses techniques moins efficaces ; il convient donc de surveiller l'évolution des prix tout en ajustant prudemment ses positions.
